agi-son

Groupes de travail : niveaux sonores

Dans le prolongement de la campagne de mesures sonores Opér@'Son  (mesures sonores dans les festivals de plein air et lieux de petites jauges) pilotée par AGI-SON, l'association travaille sur des mesures d'accompagnements en vue de la future réglementation sur les niveaux sonores.


Le Comité Scientifique d'AGI-SON ouvre 4 groupes de travail :


1 Régisseurs / Ingénieurs son d’accueil en salle & Régisseurs / Ingénieurs son tournants avec des artistes

Animateurs | Animateurs | Franck Boyat - Président d’AGI-SON
& Arnaud Peslin - Ingénieur du son / Ancien directeur technique de L’Echonova / Consultant freelance


Les lieux disposent d’un système son permanent, d’une équipe technique composée en général d’un régisseur général et/ou un directeur technique et/ou un (ou plusieurs) régisseur(s) son permanent(s). Elles font appel à des intermittents du spectacle pendant la durée des exploitations de concerts (les directeurs techniques et/ou régisseurs généraux ne sont pas forcément présents lors des spectacles). De plus, les artistes en tournée ont généralement leur propre équipe technique son (régisseur façade et régisseur retours). La régulation des niveaux sonores dépend donc pour partie des artistes sur scène (le son du plateau est lié à leur propre amplification personnelle), à leur équipe technique et à celle du lieu. Or, ces personnes se rencontrent pour la première fois quelques heures avant le show...
Comment alors mettre en place un processus efficient permettant de gérer correctement les niveaux sonores, en respectant à la fois la réglementation pour le public, le code du travail et l’esthétique artistique proposée ?


2 Régisseurs de studios de répétition, transmission de bonnes pratiques et gestion du son sur scène

Animateurs | Jean-François Paux - Responsable du secteur salles de spectacles au CNV
& Emmanuel Bois - Chargé de la gestion sonore et de la prévention des risques auditifs au RIF


Les questions de gestion sonore sont souvent considérées par les musiciens comme relevant de la technique. Or, la réalité est qu’un son de scène mal maîtrisé va impacter le mix du régisseur ou ingénieur du son qui s’occupe de la façade et du son perçu par le public. Les musiciens sont l’un des maillons de cette chaîne qui doit prendre conscience de sa part de responsabilité.
Les musiciens suivent parfois une formation dans un conservatoire ou une école de musique actuelle, mais une majorité sont autodidacte ou se forme dans des associations. Il est donc difficile d’intégrer ces problématiques dans leurs formations initiales. Il y a un lieu où une grande majorité se retrouve : les studios de répétition. Travailler avec les régisseurs de ces studios pour sensibiliser les artistes au plus tôt est donc pertinent. Brosser un panorama des actions existantes sur le sujet, dans les studios de répétition, et réfléchir aux contenus d’une formation « type » qui pourrait être proposée « clé en main » aux régisseurs serait un point de départ. Un lien avec les lieux et les dispositifs qui pratiquent l’accompagnement de groupes sera également déterminant.


3 Salles de diffusion < à 300 places

Animateur | AnimateurS | Denis Talledec - Directeur de la Fédération nationale des cafés cultures Culture Bar-Bars
& David Pillon - Directeur technique de la Tannerie et Représentant du SMA

Les lieux ne disposent pas obligatoirement d’un système de sonorisation ou d’équipe technique. L’exploitant ne connaît pas forcément le matériel du groupe et ne maîtrise pas le son qui est produit sur scène (lorsqu’il y en a une) souvent à proximité immédiate du public. Les exploitants ne sont pas toujours au fait de la réglementation et ne la maîtrise pas car relativement complexe (compréhension des dBA et C , de l’émergence, etc.).
Nécessités :

• D’informer & former les exploitants sur la réglementation
• De sensibiliser aux risques qui y sont liés : émergences sur le voisinage, risques auditifs pour le public et pour les salariés.
• De réfléchir à des outils de gestion sonore simples, efficaces et peu coûteux.
• D’être en lien étroit avec le groupe de travail 2 pour que les musiciens soient sensibilisés et formés sur la gestion de leur son sur scène.
• Développer des outils de sensibilisations adéquates pour les gestionnaires et le public de ces lieux.


4 Les festivals de plein air vs clos

Animateur |Jacky Levecq - Président du Comité Scientifique AGI-SON
& Jean-Paul Roland - Directeur des Eurockéennes et représentant de la Fédération De Concert


Durée d’exposition, diffusion des basses fréquences en champ libre et impact sur le voisinage, multiplication des intervenants et dilution de la chaîne de responsabilité, sensibilisation des publics, etc. les spécificités des festivals et, notamment, ceux en plein air, nécessite une réflexion en 3 points :

- Les aspects administratifs
- Les aspects techniques
- La communication et la prévention des risques auditifs :
Comment mettre à disposition les protections auditives à titre gratuit ?

  • Gestion des stocks sur la durée de la manifestation
  • Contractualiser la mise à disposition avec des associations ou organismes dédiés
  • Choix et signalisation des espaces de mise à disposition
  • Complément de mise à disposition en ambulatoire ou en front de scène pour les concerts à forte densité de public
 • Utilisation correcte des protections auditives en intégrant le passage de la vidéo de SPF/AGI-SON dans la programmation des clips entre les concerts.

Pour participer à un des groupes, merci d’envoyer un mail à coordination@agi-son.org